Parcours/Career path

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Né à Madagascar en 1952, l’Ile Rouge est le continent de mon enfance. Jeune témoin de la guerre d’Algérie de 1959 à 1962, de Beni Saf à Alger la Blanche, j’ai appris très tôt  l’in-dépendance et à sentir la guerre même de loin.

De formation littéraire tout d’abord, j’ai suivi un double cursus de Philosophie-Esthétique (Licence) et d’Arts Plastiques (CAPES en 1979), épicé d’Histoire (DEUG).

J’ai enseigné pendant 4 ans dans différents collèges et lycées de Picardie. Ce fut passionnant mais fort loin de mon lieu d’habitation. Aussi ai-je préféré les domaines de la presse, de la publicité ensuite, de la communication enfin.

Successivement maquettiste, graphiste, roughman, illustrateur, directeur artistique et rédacteur, j’ai acquis une expérience me permettant de conjuguer stratégie de communication, conception rédactionnelle et direction artistique.

J’ai décidé, en 2009, de me consacrer entièrement à mon travail de plasticien.

Jusqu’en 1995, j’étais investi dans l’hyperréalisme, ce qui m’a appris l’observation minutieuse et la rigueur d’exécution. Mais la spontanéité était réduite à la seule conception initiale de mes travaux. Passionné d’écriture, après un bref passage par la lithographie, j’ai basculé vers la calligraphie en raison de la gestuelle qu’elle implique.  Dans la relation entre le sens et sa formulation, entre le sens et ses mises en forme, j’ai décidé d’explorer plus avant la forme en 1998. Cela ne m’a plus quitté jusqu’à ce jour. C’est ainsi que je fais peinture en « sur-calligraphiant« .

A l’occasion de l’installation de l’Atelier « Libertalia » à la Fonderie, pôle artistique à Fontenay-sous-Bois, j’ai sélectionné mes outils. Outre les pinceaux, calames, plumes et encres, j’utilise mon « piano numérique » : deux grands écrans, un excellent ordinateur muni de bons logiciels, relié à un « traceur » performant qui me permet d’imprimer de grands formats sur du papier de qualité. Les encres utilisées seront stables pendant deux siècles… Tout ceci vaut le prix d’une voiture de petite cylindrée. Piéton invétéré, je conduis donc mon piano…

Cela fait maintenant longtemps que les artistes sont familiarisés avec la Conception Assistée par… l’Electricité, qui n’interdit aucunement l’utilisation de la bougie voire du feu. L’outil numérique, que je pratique depuis 1984, me permet de développer la spontanéité, de démultiplier les phases de recherche.

Je réalise des épreuves numériques numérotées (en général de 1 à 20). J’en surmonte certaines de mobiles originaux.

Voici mon parcours : puisse le vôtre nous faire nous rencontrer !

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I was born in Madagascar in 1952 – so this red island is the continent of my childhood. As a young witness to the Algerian war from 1959 to 1962 from Beni Saf to Algiers, I learned as a child about independence and could feel the war even from afar.

My training began with literature; I followed a double degree course in Philosophy-Esthetics (Bachelor’s degree) and Visual Arts (CAPES – teaching diploma in 1979) with a spice of History (2nd year university diploma).

I taught for 4 years in various secondary schools and 6th form colleges in the Picardy region of France. It was extremely enjoyable but far from home. So I preferred to move to work in the press, in advertising and finally in communication.

In turn I was a graphic designer, an illustrator, an artistic director and an editor. I gained the necessary experience enabling me to combine communication strategy, written design and artistic direction.

In 2009, I decided to concentrate fully on my work as a visual artist.

Up until 1995, I worked on hyperrealism, which taught me keen observation and rigorous execution. But the spontaneity was limited to the initial design of my work. As I am passionate about writing, and after a brief excursion into lithography, I switched to calligraphy because of the hand movements which are necessary. In the relationship between meaning and wording, between meaning and form, I decided in 1998 to explore form in more detail. This has been with me ever since. So this is what I call painting in “ over-calligraphying”.

When the “Libertalia” workshop was installed in « La Fonderie, pôle artistique » Fontenay-sous-Bois, I chose my tools. Alongside my brushes, reeds, quills and inks, I use my “digital piano”: two large screens, an excellent computer with powerful software, connected to a powerful plotter which allows me to print large formats on quality paper. The ink I use will remain stable for two centuries… All this equipment cost as much as a small car but as I am a stubborn pedestrian, I drive my piano…

Artists have been familiar for quite some time with Electricity Assisted Design which in no way prohibits the use of candles or fire. Digital tools, which I have been using since 1984, allow me to develop spontaneity and to increase the number of research phases.

I create numbered digital proofs (in general from 1 to 20). Occasionally I surmount them with original mobiles.

This is the pathway I have taken; perhaps it may cross yours so we can meet !